12/03/2025
12/03/2025
Par Valérie Legault. Étoile montante du country au Québec, Phil Lauzon mettra le feu aux planches du Pôle culturel de Chambly le 11 avril prochain. Ses admirateurs savoureront un heureux mélange de ses propres compositions mêlées à celles de la star américaine Luke Combs, avec qui le Beauceron d’adoption s’est découvert plusieurs affinités.
La musique a toujours fait partie de la vie de Phil Lauzon, qui a longtemps roulé sa bosse comme chansonnier. De là à s’afficher comme musicien professionnel, il y avait un pas qu’il n’osait franchir. « Je ne me voyais pas percer dans le milieu professionnel », avoue-t-il candidement. Heureusement pour lui, le destin en a décidé autrement !
Le musicien parcourt les bars et les restaurants depuis l’âge de 18 ans avec son répertoire de reprises musicales. En 2014, il est sélectionné pour faire partie de l’émission La Voix, où il atteint les quarts de finale. Cette expérience inoubliable lui a donné la piqûre pour faire sa place dans la cour des grands.
Un spécialiste de la mise en marché, qui a assisté à l’un de ses spectacles, l’a convaincu de passer à un autre niveau et d’enregistrer un premier album. C’est ainsi qu’un EP éponyme de sept chansons a vu le jour en 2022.
Le choix de chanter en anglais est le fruit d’un concours de circonstances que l’artiste ne détaille pas. Toutefois, il explique avoir mis les bouchées doubles pour peaufiner sa diction. « Je ne suis pas encore bilingue, mais je tenais à ce que ce soit le plus crédible possible », précise-t-il. À l’écoute de Small Town Girl ou de Nothing Left To Break, on n’y voit que du feu.
La carte de visite de Phil Lauzon a séduit le milieu musical. L’année suivant la sortie de son disque, l’auteur-compositeur-interprète a remporté le trophée Willie pour l’album anglophone de l’année au Gala Country, à Montréal. Cette marque de reconnaissance lui a littéralement donné des ailes pour la suite. « Ça a été la preuve que j’étais prêt à embarquer dans le monde professionnel », dit-il avec fierté.
C’est ainsi que lui est venue l’idée de joindre ses propres compositions à celles de Luke Combs. L’artiste américain et lui ont plusieurs points en commun, remarque Phil Lauzon. « Nous avons, entre autres, des sonorités semblables, dit-il. C’est une belle façon d’attirer les amateurs de country à mon spectacle. » Sa tournée baptisée Hommage à Luke Combs n’est pas un hommage comme tel au chanteur originaire de la Caroline du Nord, nuance Phil Lauzon. C’est plutôt un heureux mélange des grands succès de Combs, dont Fast Car, chanson qui a cartonné à la radio, et de ses propres compositions.
Phil Lauzon n’exclut pas l’idée de présenter des chansons en français. Ce jour pourrait arriver plus tôt que tard. Lors de notre entrevue avec lui en février, le musicien revenait d’un voyage bien spécial en République dominicaine. Invité à faire un tour de chant devant un public restreint, l’artiste québécois a ému des spectateurs aux larmes avec ses compositions dans sa langue maternelle. « Je leur ai fait vivre des émotions, et c’est en plein ce que je cherche dans mes chansons, avoue-t-il. Je peux déclarer : mission accomplie ! »
Étant donné tout ce que venons d’écrire sur Phil Lauzon, personne ne s’étonnera qu’il ait le country tatoué sur le cœur. « C’est la musique qui me ressemble le plus, affirme-t-il. J’adore l’énergie qu’elle dégage sur scène. Son authenticité me rejoint beaucoup. »
L’artiste n’est pas surpris de la montée en popularité de ce genre musical à la radio et à la télévision. « Le country, c’est comme une grande famille, observe Phil Lauzon. Ça rassemble les gens, peu importe le moment. Toutes les générations s’y retrouvent. Il n’y a pas de jugement. C’est très inclusif. »
Ce grand amoureux de la musique country des années 1990 et du new country actuel, avec un accent plus rock, prépare une soirée divertissante à souhait sur la scène du Pôle culturel de Chambly, avec cinq musiciens. Les spectateurs en auront plein les yeux et les oreilles. Phil Lauzon promet que son auditoire ne restera pas assis bien longtemps. « Je ne me gênerai pas pour dire aux gens de se lever ! » D’habitude, personne ne se fait prier !
Phil LauzonPhoto : Ninja Média
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Du lundi au samedi de 10 h à 18 h