07/04/2026
07/04/2026
Par Francis Hébert. Lou-Adriane Cassidy arrive à Saint-Jean avec le vent dans les voiles et une réputation de chanteuse pop du tonnerre. Elle cumule les prix musicaux depuis son premier album, mais c’est avec Journal d’un loup-garou qu’elle passe à un niveau supérieur, séduisant la critique et le public.
Cette artiste souverainiste de 28 ans est née et habite toujours à Québec. Malgré les tournées, c’est là qu’elle revient toujours, comme un point d’ancrage, après une parenthèse montréalaise. Sa mère est la chanteuse Paule-Andrée Cassidy, friande de grande chanson poétique française et québécoise. De ses 16 à 20 ans, Lou-Adriane l’accompagnait sur scène comme choriste. Pendant cette période, elles ont même chanté ensemble en Europe pour une tournée intime. Pas étonnant qu’elle soit aujourd’hui aussi à l’aise dans la pop enflammée que lorsqu’elle reprend avec sensibilité Si les bateaux de Gilles Vigneault.
« À ma demande, j’ai commencé des cours de violon à quatre ans. J’avais de l’intérêt, mais je ne pratiquais pas beaucoup, je n’étais pas super bonne. C’est devenu plus sérieux vers huit ans quand je suis entrée à la Maîtrise des petits chanteurs de Québec, un programme arts-études où j’ai fait tout mon primaire et mon secondaire. On y apprenait la chorale et le chant, avec une initiation à plusieurs instruments. J’apprenais à me débrouiller au piano, à la batterie, aux percussions, un peu à la trompette. » Si aujourd’hui, on peut la voir sur scène avec une guitare, elle avoue qu’elle « grattouille » plus qu’autre chose.
Voir Lou-Adriane Cassidy
Elle apprend le métier. Puis arrive l’émission La Voix à laquelle elle participe en 2016 : « À l’image de ma mère, je voulais être interprète. Dans le programme de chansons de Petite-Vallée, il fallait qu’il y ait dans notre répertoire un titre écrit par nous. Ça m’a donné le coup de pied au cul pour m’y mettre. J’ai donc écrit ma première chanson assez tard, autour de 19 ans. La Voix, c’était juste avant Petite-Vallée. J’étais fan de l’émission quand j’étais adolescente, même celle des États-Unis. Avant d’y participer, les gens autour de moi me disaient de me méfier, j’y suis allée en étant consciente des risques. Nous voulions me protéger. Mais ça a quand même bien été, je savais que ce genre de concours n’était pas la vraie vie, que le milieu de la musique ne se passait pas vraiment comme ça, que ce n’était pas un gage de succès, etc. »
Elle se trouve satisfaite du résultat. Le rayonnement de La Voix lui a permis de faire ensuite de belles rencontres artistiques : Ariane Moffatt, Stéphanie Boulay, Hubert Lenoir. Et un certain Alexandre Martel, réalisateur et auteur-compositeur-interprète. Lou-Adriane signe la plupart de ses chansons avec lui, en plus de partager sa vie privée : « Alexandre a réalisé Darlène de Hubert. Il était son guitariste. On se côtoyait beaucoup, on est tombé amoureux. On s’est reconnus esthétiquement. Créativement, on a compris qu’on se complétait, lui et moi. On avait beaucoup à s’apporter l’un l’autre. Il a une vision très large des choses, avec une ambition, une justesse de point de vue. On écrit tous les textes ensemble, et c’est plus moi qui m’occupe de la musique. » Martel réalise aussi les disques de sa compagne, en plus de signer la mise en scène des spectacles !
« On est vraiment une équipe ! Même si ça fait plusieurs chansons qu’on compose ensemble, il y a un toujours une petite gêne, une peur de ne pas avoir une bonne idée ou le bon angle. L’écriture, c’est très intime. »
Mais pour l’heure, place à l’exubérance scénique, à son groupe de musiciens, à la danse, aux mots qui prennent feu.
Lou-Adriane Cassidy
2 mai 2026 | 20 h
Cabaret-Théâtre du Vieux-Saint-Jean
Places réservées
30, boulevard du Séminaire N.,
Saint-Jean-sur-Richelieu, QC
J3B 5J4
Du lundi au samedi de 10 h à 18 h