Bye Bye 2021

Une autre année tire à sa fin. Une année unique, il va sans dire. La pandémie aura contribué à faire rejaillir le meilleur et le pire de notre humanité. À mettre en opposition les valeurs des uns et des autres. À devoir choisir entre le bien collectif et les droits individuels. Bref, à polariser notre société.

À un niveau plus microscopique, si je devais utiliser qu’un seul mot pour décrire cette dernière année, j’emploierais le mot « apprentissage ». Je trouve en effet que la définition de ce terme traduit parfaitement l’esprit avec lequel le personnel de la SPEC a passé à travers cette dernière année : Ensemble des processus de mémorisation mis en œuvre pour élaborer ou modifier les schèmes comportementaux spécifique sous l'influence de son environnement et de son expérience. Il parait aussi que l’état d’apprentissage est une bonne façon pour rester jeune, mais ça, c’est un autre dossier !

À certains moments, 2021 me rappelait le début de l’année 1998, celle du Grand Verglas. Cette année-là, nous avions aussi dû nous réinventer. Chose que nous avions bien faite d’ailleurs, sauf que le Grand Verglas a duré un mois. Nous, qui sommes conditionnés à préparer nos activités deux-trois ans à l’avance, avons dû ajuster notre horizon à trois ou quatre… semaines ! Les fins de saison se sont donc multipliées. Au cours de la dernière année, nous avons appris à faire, à défaire et à refaire ; appris à annuler et à reporter des spectacles, et ce, à plusieurs reprises ; appris à relocaliser les gens dans la salle à 1,5 mètre de distance, puis à deux mètres, et à nouveau 1,5 mètre ; appris à scinder une représentation en deux ou trois représentations pour être en mesure de recevoir le plus de spectateurs possible ; appris à mieux faire de la webdiffusion en direct ; appris à faire du marketing de dernières minutes ; appris à produire des éditions numériques de l’Entracte ; appris à être efficaces avec l’imprévisible ; appris à se laver les mains, à porter le masque, à sourire avec les yeux…

Faut se le dire, la SPEC du Haut-Richelieu a passé la dernière année sous le respirateur artificiel. N’eût été la subvention salariale d’urgence du gouvernement fédéral et de l’important soutien financier additionnel du Conseil des arts et des lettres du Québec, les dommages seraient autrement plus importants, peut-être même irréversibles. Grâce à ces subventions, nous avons été en mesure de maintenir notre lien d’emploi avec tout le personnel administratif et avec les principaux membres de l’équipe technique. En maintenant ce lien d’emploi, nous avons aussi pu maintenir un certain lien avec nos clientèles (spectateurs, annonceurs, commanditaires, etc.). Ce qui nous a permis de faciliter la relance tant attendue.

Si le soutien financier nous a permis de passer financièrement à travers la période pandémique, il nous a aussi fallu trouver des façons de mobiliser et de maintenir le moral des troupes. C’est ce que nous avons fait en réalisant des projets porteurs, stimulants et à court terme, car nous avions en tête les paroles de Félix Leclerc : «La meilleure façon de tuer un homme, c'est d'le payer à ne rien faire. » C’est ainsi que nous avons foncé tête baissée dans la webdiffusion de spectacles ; proposé plusieurs activités de médiation artistique à notre clientèle ; produit quatre éditions de l’Entracte en format numérique, accueilli plusieurs artistes pour des résidences de création ; réalisé des rénovations au Théâtre des Deux Rives et au Cabaret-Théâtre; participé à l’élaboration du Festi-parc de Chambly et des Samedis dans le vent à Saint-Jean-sur-Richelieu; rencontré des dirigeants de municipalités pour évaluer la faisabilité de diffuser des spectacles dans leurs lieux ; suivi plusieurs formations et perfectionnements ; etc. Une année de pandémie, une année atypique certes, mais qui a été riche en recherche, en expérimentation, et qui aura contribué à souder des liens entre les membres du personnel. Bref, une année d’apprentissage qui contribuera à ouvrir d’autres horizons pour l’organisme. C’est pourquoi nous entrevoyons l’arrivée de l’année 2022 avec beaucoup d’enthousiasme. Je profite de cette dernière édition de l’Entracte de l'année 2021 pour vous souhaiter un heureux temps des Fêtes.

Guy Boulanger, directeur général

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