Le rêve brisé de l'homme ordinaire

Venez assister à La mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller, le 13 janvier à 20 h. La pièce, mise en scène par Serge Denoncourt, est d’une durée de 2 h avec entracte et elle vous sera présentée dans la salle Desjardins du Théâtre des Deux Rives. Après la représentation, si vous avez envie de prolonger le plaisir et d’en savoir davantage sur le processus de création, vous êtes chaleureusement invités à vous joindre à une discussion avec les artisans du spectacle, dans le foyer de la salle.


LA PIÈCE

La mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller raconte l’histoire de Willy Loman, un commis voyageur qui a travaillé dur toute sa vie et qui perd son emploi à soixante ans, à l’aube de sa retraite. Tout bascule pour lui. Le rêve américain lui semble désormais inaccessible. Loman est alors confronté à ses échecs, à ses désillusions et à sa précarité financière. L’histoire de Willy Loman est celle d’une génération flouée par le rêve américain, d'une génération pas si éloignée de la nôtre…

La mort d’un commis voyageur est un incontournable dans le répertoire de théâtre contemporain. Créée à Broadway, cette histoire a remporté de prestigieuses récompenses, dont un Tony Award et un prix Pulitzer en 1949. Grâce à sa critique du capitalisme et à son portrait de la relation père-fils, cette pièce a su toucher les gens à travers le monde. Elle a d’ailleurs été traduite en plusieurs langues.

Serge Denoncourt dirige ce succès d’une main de maître en offrant une lecture intelligente et sensible, soutenue par une distribution impeccable. Marc Messier campe avec brio le rôle principal de Willy Loman, un personnage complexe et exigeant. Il est, entre autres, entouré d’une solide famille interprétée par Louise Turcot, Éric Bruneau et Mikhaïl Ahooja.

ON AIME

C’est avec simplicité que Denoncourt met en scène ce classique, laissant toute la place aux dialogues et au jeu des acteurs. Quelques petites touches de musique ou de voix hors champ viennent souligner subtilement certains passages du texte. Un texte fort, traduit par Denoncourt lui-même, dans une langue familière et accessible.

Le propos de la pièce a très bien vieilli. En ce sens, Marc Messier raconte : « C’est aussi une pièce qui tombe à point avec l’ère de Donald­­­ Trump qui incarne le rêve américain, mais aussi le culte de la personnalité et du paraître. » Il est parfois désarmant de réaliser à quel point plus les temps changent, plus c’est pareil.

Pour en savoir davantage sur ce spectacle, visionnez notre capsule-conseil conçue pour vous par Virginie L’Écuyer, notre programmatrice de théâtre. 

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