Boucar Diouf

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Boucar Diouf

16 mars 2019 08:00 PM

Biographie de Boucar Diouf

Je suis le sixième d'une famille de 9 enfants : six garçons et trois filles. Ma mère s'appelle N'Dew Diouf et mon père, Amath Diouf. Je suis né et j’ai grandi dans la province du Sine, le fief de l’ethnie sérère au Sénégal. Traditionnellement, les Sérères sont des éleveurs de zébus et des cultivateurs d’arachides. Si, aujourd’hui, j’ai fait des études supérieures, ce n’est pas parce que je voulais devenir chercheur, mais plutôt parce que je voulais me donner toutes les chances de ne pas cultiver des arachides. En effet, comme on dit au Québec, cultiver des arachides, c’est travailler pour des « peanuts ».

Mon père et ma mère ne sont jamais allés à l’école, mais mon père avait son truc pour nous intéresser aux études. Il nous faisait tellement travailler dans les champs d’arachides que l’ouverture des classes nous semblait être le début des grandes vacances. Quand Papa était content, il nous disait : « Travaillez bien à l’école les enfants, un homme a besoin de se cultiver. » Et, quand ça ne faisait pas son affaire, il ne se gênait pas non plus pour nous dire : « Je n’ai rien contre l’école, mais les champs ont besoin d’être cultivés. » Et on repartait se taper deux heures de travaux champêtres avant le souper. Cependant, même si papa ne savait pas lire, il disait souvent que les illettrés étaient les aveugles des temps modernes et qu'il ne voulait pas, de son vivant, voir son fils ou sa fille souffrir de ce handicap.

Dans notre maison familiale, les animaux (moutons, zébus, ânes, chèvres, poules, chevaux) ont toujours côtoyé les humains. Le veau dans la chambre, l'âne dans la cuisine, les poules sous le lit sont des scènes de vie presque anodines chez les Diouf. Jusqu'à l'âge de 15 ans, j'étais berger. Je parcourais la savane pendant la saison des pluies avec les animaux à la recherche de pâturages. Cette vie de berger durait jusqu'à l'ouverture des classes et, même après la reprise des cours, je reprenais le bâton de berger pendant les jours de congé. Les rapports entre les Sérères et leurs vaches sont proches de l'adoration. Le zébu est un «dieu au museau humide », un animal qu'on ne tue que pour célébrer un mariage ou des funérailles, mais dont la bouse est très prisée comme fertilisant. De temps en temps, les hyènes faisaient une irruption nocturne dans les troupeaux et le carnage était difficile à supporter le lendemain. Aussi, pour protéger les animaux, on était parfois obligé de passer la nuit à côté des troupeaux.

Aujourd'hui, même si la plupart des Sérères se réclament de la religion musulmane, leur culture renferme une forte dose d'animisme. Les Sérères croient profondément à la sorcellerie et aux forces de la nature. Ils pratiquent aussi les rituels de chasse, les danses de la pluie, le totémisme, la circoncision et l'initiation des jeunes garçons. De tous les enseignements que j'ai reçus pendant mon initiation, le plus important reste le répertoire de chansons initiatiques du pays des Sérères : des chansons dont certaines trouvent leur origine dans la fondation du pays. Aujourd’hui, même loin de mon pays et de la culture des miens, je perpétue cette tradition sur les rives du Saint-Laurent. Il m'arrive même d'enseigner une de ces chansons aux enfants du Bas-du-Fleuve lors de mes passages dans les écoles.

De la savane à la neige

Avant de venir au Canada, j’ai fait une maîtrise et une attestation d'études approfondies à la faculté de sciences de l'université de Dakar. Par la suite, j’ai obtenu une bourse pour faire un doctorat en océanographie au Québec. Je n'étais pas le premier à quitter la famille pour les pays froids : mon frère N'dane a fait son diplôme d'ingénieur en Tchécoslovaquie et un troisième cycle en Belgique. Avant mon départ, j'ai eu une semaine de cours intensifs sur le choc culturel et l'adaptation à la culture québécoise. Par contre, on avait omis de me parler du choc thermique. C'est ce que j'ai compris lorsque j'ai découvert l’hiver du Québec en robe africaine.

Un doctorat sur les adaptations au froid des poissons

Après avoir connu le choc thermique, j'ai commencé à me poser des questions sur l'hiver. Et plus je lisais sur le sujet, plus je m'intéressais à la physiologie de la résistance au froid chez les ectothermes. Finalement, j’ai décidé de faire ma thèse de doctorat sur les adaptations au froid chez les poissons. C'est après avoir soutenu ma thèse, cinq ans plus tard, que je me suis posé la question fatale : « Qu'est-ce que tu vas faire avec une telle spécialisation au Sénégal où il fait quarante degrés à l'ombre ? »

- Boucar Diouf

 

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10/14/2018

« Ce fut un réel bonheur que cette soirée! Nous avons ri, nous avons appris et nous avons réfléchi. Mon coeur et ma tête furent comblés! »

St-Jean, Nathalie

10/12/2018

« Une seule raison d'avoir extrêmement apprécié le spectacle de Boucar Diouf est impensable. Non seulement il est unique en son genre, il nous apprend plein de choses sur le fleuve St-laurent et surtout sur nous-même. Le regard d'un être venu d'ailleurs où la culture et le monde dans lequel il vient sont si différents. Entre nous, Québécois de souche, nous pouvons nous découvrir à travers ses yeux. C'est un homme très attachant. Son humour, son humanisme, ses poèmes, son sourire, sa joie de vivre et sa générosité sur la scène font de ce spectacle, le meilleur que j'ai eu l'occasion de voir. Merci infiniment Boucar, Jocelyne Le Bris »

Jocelyne Le Bris

10/11/2018

« Super raconteur, une bonne touche d'humour et de prise de conscience. Je le recommande à tous. »

Jimmy Coulombe

10/10/2018

« Mon troisième spectacle de Boucar et toujours aussi contente de le voir. Par sa simplicité, sa générosité et son talent de conteur. Ils nous apprends toujours pleins de choses avec son humour charmant. A voir! »

Diane Parent

10/09/2018

« Un spectacle original tout en finesse et gentillesse du jamais vu pour mon mari et moi Bravo le rire était aux larmes sur a recommander Merci Boucart pour cette belle soirée »

micheline Bergevin

10/09/2018

« Très bon spectacle, Boucar est sensible, drôle et engagé. Bravo! »

Louise Dompierre

10/09/2018

« Comme toujours, très bon spectacle avec sa touche toute spéciale. Rire aux larmes nous fait tellement de bien. c'est notre 4e représentation avec Boucar et il est un excellent conteur. Du plaisir toute la soirée. Merci Boucar de nous faire vibrer et rire. Nous avions 2 personnes avec nous et c'était leur première fois. Ils ont adoré et ont précisé qu'ils retourneraient le voir et l'entendre bien des fois. »

DANIELLE BEAUSOLEIL

10/09/2018

« Nous étions 3 personnes. Nous avons tous adorés et nous recommandons ce spectacle fortement. Humour intelligent. On a beaucoup ris. Boucar est un homme très généreux sur la scène. C'était un spectacle sans entracte qui a duré jusqu'à 22h10. Merci pour cette magnifique soirée! J'ai acheté ton DVD dans ton ancien spectacle à la fin de la soirée :) »

Nathalie

10/08/2018

« Nous avons passé une soirée formidable. Je donne 100 % à Boucar! Il est fabuleux. Drôle, intelligent, poète, touchant. Je recommande fortement. »

Pascale Gélinas

10/08/2018

« J'adore Boucar Diouf donc effectivement j'ai passé une excellente soirée !!C'est homme est brillant !! Merci Anoul »

Anouk Simard

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