Zachary Richard : Chanteur humaniste

Par Francis Hébert. Depuis les années 70, Zachary Richard multiplie les voyages et les spectacles. Avec son nouveau disque, Danser le ciel, il présente ses classiques dans des versions orchestrales, étoffées. Mais sur scène, il sera en compagnie de son groupe de vieux amis habituels. Le maitre mot ? Le plaisir !

Entre deux répétions, Zachary Richard nous téléphone de sa Louisiane natale : la ligne est mauvaise, coupe, les mots se perdent souvent, il nous faut déchiffrer l’essentiel : « Oh, moi, je ne me pose pas trop de questions sur le répertoire en spectacle. Je fais une liste de chansons et on va les jouer aussi bien que possible, pour le plaisir à la fois du public et de moi-même ! Évidemment, il y en aura certaines moins connues, à découvrir. On ne veut pas décevoir les gens, mais on ne peut pas chanter toutes les chansons non plus, sinon les spectacles dureraient une semaine et demie ! », lance-t-il à la blague.

« Je fais ça selon le vent qui souffle. Bien évidemment, il y a des incontournables. C’est important pour moi de partager l’esprit qui anime les chansons. Sans être un chanteur engagé plus que nécessaire, je voudrais communiquer des sentiments. Surtout en ce moment : l’espoir, un peu de lumière dans une période plutôt ténébreuse. Pour la tournée au Québec, je serai avec mes vieux chums : Rick Haworth, Mario Légaré, Francis Covan… Des gens avec qui j’ai aussi des rapports humains, pas juste musicaux. C’est une belle aventure, on va s’amuser. »

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Peut-être chantera-t-il quelques chansons de son puissant disque français Lumière dans le noir (2007) ou les charmantes et exotiques Vent d’été et Con todo de meus coraçao ? Ou de l’album de son album décoiffant de 1978, Migration ? Celui-ci est devenu impossible à trouver dans le commerce, mais Zachary nous informe qu’il pourrait être réédité en numérique bientôt. On peut y entendre une fibre musicale plus exploratoire.

Zachary Richard faisait récemment paraitre Danser le ciel. Il s’agit du prolongement d’un spectacle qu’il avait donné en 2016 avec un orchestre symphonique en Louisiane : « Il y avait plusieurs de mes chansons plus ou moins connues. Ça a été une expérience très agréable, la réponse du public a été très encourageante. Pour le disque, j’ai demandé à Boris Petrowski d’écrire les arrangements, ça a pris environ quatre mois. »

Il a eu envie de reprendre certains de ses classiques en version orchestrale : La ballade de Jean Batailleur, Au bord du lac Bijou, Travailler c’est trop dur, L’arbre est dans ses feuilles… sans oublier d’y inclure des inédites. Pour Marjolaine, il la chante en duo avec lequel il l’a écrite : Michel Rivard : « J’ai vu Michel aux Iles de La Madeleine pendant le tournage d’une émission, où on a justement chanté Marjolaine. Comme je rentrais en studio tout de suite après, je lui ai dit : Viens-t’en ! »

À 71 ans, Zachary Richard continue sa route. Elle passe par la Louisiane, le Québec, la France. Les points cardinaux de sa longue carrière. Avec ses chansons rocailleuses, pleines d’humanité.

Pour plus d'informations : zacharyrichard.com

Crédit photo : Julien Faugère


Zachary Richard
30 octobre 2022 à 15h30
Cabaret-Théâtre du Vieux-Saint-Jean
Places réservées

* Cette entrevue a été initialement publiée dans l’édition de juin 2022 du magazine L’Entracte. Pour consulter la version intégrale, cliquez ici.

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