Un joyeux temps des Fêtes manouche

Par François Marchesseault
La guitariste jazz Christine Tassan a créé sa formation, Les imposteures, en 2003. Dix-sept ans de jazz manouche, vocal et instrumental. Encore et beaucoup de fun (le mot est de Christine et reviendra souvent tout au long de notre chaleureux entretien téléphonique) à jouer, tourner et créer avec son quatuor.

Quatuor tout féminin jusqu’à l’an dernier, alors que le guitariste et arrangeur Jeff Moseley est venu remplacer Lise-Anne Ross. Avant l’arrêt des spectacles au printemps, Christine Tassan et les imposteures connaissaient l’une des plus belles années de concerts de son existence : États-Unis, Ouest canadien et Angleterre. La formation devait se promener, beaucoup. Mais, arriva la bombe virale en mars.

« C’est sûr qu’il y a eu une phase vraiment pas facile, mais assez rapidement dans cette première vague j’ai voulu continuer à jouer et rester en contact avec les gens », raconte la musicienne, sereine à l’autre bout du fil. Sélectionnées par le Centre national des arts du Canada pour présenter un spectacle virtuel, elle et ses imposteures se produisent fin mars. À la suite de cette prestation, Christine débute une série de spectacles solo, toujours virtuelle, sur sa page Facebook : un spectacle par semaine, en formule cinq à sept, qu’elle intitule C’est l’heure de l’apéro. « Ç’a créé une sorte de petite communauté sur Facebook qui se trouvait assidûment tous les jeudis à 17 h », raconte-t-elle. Une sorte de Jeudis Shows nouveau genre, quoi !

Voir le spectacle
Bien que Christine Tassan vienne presque tout juste de lancer le fabuleux (je vous le dis) disque Voyage intérieur avec son nouveau quintette, c’est avec Les imposteures qu’elle se présentera au Théâtre des Deux Rives, le jeudi 26 novembre pour la diffusion et captation de son spectacle virtuel. Le spectacle Django Belles, titre du spectacle et de l’album paru en 2018, c’est l’hiver, la neige, Noël, dans tout ce qu’il y a de plus… manouche ! Des morceaux connus, joyeux, de jolies ballades… la palette d’émotions est grande. « Pas mal d’entrain, du swing des improvisations des harmonies vocales aussi. Voilà, c’est vraiment un spectacle pour bien démarrer le temps des Fêtes. »

Un spectacle qui énergise, qui rend joyeux, une bonne part de tout ce dont on a besoin, plus que jamais. Un moment de partage, mot et concept chers à l’artiste : « Je fais de la musique pour moi, mais j’en fais aussi et surtout pour jouer avec d’autres. Pour amener la musique à un public. C’est vraiment un partage pour moi, autant avec les musiciens que les gens qui nous écoutent ». Et avec Les imposteures, il y a la complicité et un plaisir fou à jouer ensemble, palpables, et qui se fraie un chemin aisément jusqu’au cœur du spectateur. Peu importe où il se trouve.

Que le mélomane soit assis dans la salle, ou qu’il se trouve chez lui à distance d’un écran partout dans le monde (difficile de prédire où en seront les mesures sanitaires au moment d’écrire ces lignes), pour Christine Tassan, c’est ce qu’il faut faire aujourd’hui.
Parlant du lancement de Voyage intérieur, qui se tenait en septembre dernier en présentiel et sur Internet : « On a des amis un peu partout, même aux États-Unis. On connait pas mal de monde, donc y’a des gens qui l’ont vu à travers la planète. Je trouve que c’est un avantage non négligeable. Ça permet d’aller chercher un public que l’on ne pourrait jamais rejoindre sinon. »

J’ajouterais que ça permet surtout de n’avoir aucune excuse de ne pas accueillir l’hiver à bras ouverts avec la douce folie du spectacle Django Belles, de Christine Tassan et les imposteures. Un rendez-vous à ne pas manquer… où que vous soyez.

Christine Tassan et Les Imposteures
26 novembre 2020 à 18 h
Présenté en webdiffusion

Cette entrevue a été publiée dans l’édition de décembre du magazine l’Entracte! Consulter le magazine en cliquant ici.

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