P-A Méthot rejette la dictature du « bien paraitre »

Par Yves Mallette
À 45 ans, P-A Méthot a décidé de faire ce qu’il a le gout de faire sans succomber à la pression sociale qui nous incite à plaire à tout prix. D’où le titre de son deuxième spectacle Faire le beau. Cette deuxième offrande nous fait découvrir un P-A Méthot un peu plus critique socialement, mais toujours aussi drôle.

Avec un titre comme Faire le beau, on pourrait penser que l’humoriste s’attarde aux réseaux sociaux qui guident le style de vie de plusieurs en accentuant leur souci de bien paraitre. Mais, considérant que « tout le monde parle de ça », il effleure à peine le sujet en s’exprimant brièvement au sujet des photos de profil.

P-A Méthot insiste surtout sur les faux-semblants qui règnent dans différents événements comme les mariages, les soupers thématiques et les funérailles, ce qui l’amènera à parler des nombreuses choses qu’il ne veut plus faire pour répondre aux attentes de la société. « Moi, par exemple, je ne suis pas un gars d’opinion. Alors quand on me demande de participer à une émission d’opinions, je n’y vais pas. »

Il soulèvera également le ridicule de certaines situations qu’entraine cette volonté de bien paraitre : « Auparavant, quand nous visitions quelqu’un, on était accueilli dans le salon et on jasait. Aujourd’hui, on est obligé de faire le tour de toutes les pièces de la maison et on nous montre tout. »

L’humoriste conclut sa prestation de 105 minutes sans entracte et sans première partie avec un petit moment musical. « Quand j’étais jeune, j’aimais chanter, mais j’avais une drôle de voix. Alors je caricature certaines vedettes qui ont aussi, selon moi, une voix particulière. Et je termine en rendant hommage à un artiste québécois », révèle P-A Méthot.

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Ce deuxième spectacle de l’humoriste originaire de la Gaspésie s’inscrit dans la même veine que la première offrande qui était intitulée Plus gros que nature. Ayant promené ce spectacle pendant quatre ans, P-A Méthot dit avoir gagné beaucoup de confiance et d’aplomb. Aujourd’hui, il se dit moins anxieux, car il connait davantage ses compétences, ce qui se reflétera sans doute dans Faire le beau.

« C’est toujours P-A qui parle de P-A et je discute beaucoup de ce qui s’est passé après le premier one-man-show, notamment de mes problèmes de santé », fait savoir le comique qui a subi une opération au cœur… entre autres. C’est probablement ce qui lui permet d’être plus critique que d’habitude en parlant notamment de la différence entre le public et le privé dans le secteur de la santé : « Ça n’a pas de bon sens ! »

Même si le spectacle est déjà long comparativement à d’autres, M. Méthot ne se gênera pas pour sortir du texte si l’occasion se présente. L’humoriste navigue facilement dans l’improvisation, mais à la condition que ce soit spontané.

P-A Méthot demeure donc fidèle à lui-même dans <@Ri>Faire le beau<@$p> avec son langage imagé, son humour anecdotique et son authenticité : « Moi, je n’ai pas de personnage. Je suis exactement le même, que ce soit dans la vie de tous les jours ou sur la scène, et je raconte des histoires comme on me les racontait dans ma famille. »

Pas étonnant que ce conteur coloré établit toujours très rapidement un lien de confiance avec le public. C’est d’ailleurs ce qu’il veut. « Je ne suis pas un gars de cinéma, je ne fais pas de radio, à peine un peu de télé. Moi, je suis un gars de scène. Je préfère le contact direct avec les personnes, faire équipe avec le public. Au début du spectacle, j’accueille d’ailleurs les gens comme s’ils arrivaient dans mon salon et je veux simplement que nous passions une belle soirée ensemble », conclut P-A Méthot.


P-A Méthot
5 et 6 juillet 2019 à 20 h
Salle Desjardins
Théâtre des Deux Rives

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